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jim huet

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Carnet de voyage

Expèriences paysagistes
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La pensée paysagère
Les sports d'hiver en mutation : crise ou révolution géoculturelle ?
Impuretés
Persepolis
October 07

EXTRAIT "La pensée paysagère" Augustin Berque

Extrait « La pensée paysagère » par Augustin Berque.
Collection CROSSBORDERS sous la direction de Martine Bouchier, Archibooks.
P92.

C’est dire que voir « la nature » elle-même (ipsa) et de son propre mouvement (automatè) dans les milieux humains actuels est immensément plus mythique que cela ne l’était à l’époque des Géorgiques et, à plus forte raison, dans les travaux et les jours. Prendre l’avion puis un 4X4 pour « faire » Ushuaia ou les oasis du Draa, par exemple, est une bonne illustration de ce mythe.

Or c’est de cela même que, de plus en plus massivement, nos sociétés sont en quète ; ce que manifestent aussi bien l’explosion du tourisme que celle de l’urbain diffus (ce mode de vie surréaliste dans lequel une société fonctionnelement urbaine et surmécanisée prétend vivre sous les espèces de la nature campagne). C’est en cela même que la forclusion est la plus grossière, et en cela que notre mode de vie est insoutenable : non durable écologiquement, injustifiable éthiquement (car il s’accompagne d’inégalités croissantes), et inacceptable esthétiquement (car il tue le paysage).

Devenu objet de consommation de masse aussi bien dans le tourisme que dans l’urbain diffus, le paysage, aujourd’hui, joue un rôle à la fois central et aggravant. Il incarne un frui généralisé duquel, tout comme jadis la travail de la terre par les paysans a été forclos par le mythe de l’Age d’Or, le travail de la terre (le coût planétaire de notre mode de vie) nous est structurellement caché par notre regard même. Rapporté à la terre – à la terre-, le travail en effet, dans cet Age d’Or putatif qu’est le mode de vie contemporain, n’a nullement été supprimé par les machines ; bien au contraire, celles-ci ne cessent de l’accroître.

Il est temps que nous reconnaissions que ce qui met ce rapport en œuvre, c’est le moment structurel de notre existence même : notre médiance ; et qu’enfin nous l’assumions sans plus pleurer les yeux. Par une révolution de l’être, nous devons répudier le mythe ontologique moderne : non, nous ne sommes pas seulement ce corps animal individuel face à un monde objet ; la moitié de notre être est notre corps médial, c’est à dire justement ce monde-là, qui n’est pas une umgebung, mais une Umwelt. Qui n’est pas un simple environnement physique, mais un milieu humain.

Assumer notre corps médical- cesser donc de forclore- ce sera ipso facto cesser de forclorele travail de la Terre, dont nous savons pertinemment qu’elle ne peut plus soutenir ; car ce fait là au moins sa mesure : l’empreinte écologique de l’humanité dépasse d’environ un tiers la biocapacité de la Terre, et cette disproportion ne fait que s’aggraver.

C’est dire que notre être commun est largement le paysage (et qu’il s’étend bien au-delà de l’horizon aussi).


January 02

Bataille de Boule de neige


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October 21

Enfin une mise à jour

Le 21 Octobre 2007.
Enfin je reprend le courage d'écrire sur mon blog. Ce n'est pas manque d'envie de donner des nouvelles, mais plutôt par manque de temps... En effet, pas de nouvelle depuis le mois de février. Le retour sur Bordeaux fût intensif, le deuxième semestre ne m'a pas laissé beaucoup de temps pour continuer à écrire sur mon blog. Je crois que le blog est un bon outil pour garder le contact quand nous sommes éloignés des personnes à qui l'on tient. Mais une fois avec eux, je pense qu l'utilisation d'un blog doit être différente. C'est pour cette raison que je n'ai surement pas continuer à mettre à jour mon blog.
Mais ca y'est, je vais tenter de m'y remettre mais cette fois pour y aporter des informations sur le travail que je vais mener cette année. Mon travail de diplôme. On verra bien ce que cela peu donner....

Sinon pour les nouvelles et bien depuis le mois de février il c'est passé beaucoup de choses... Un semestre intensif, un voyage d'étude (le dernier) en Angleterre (Bientot la mise en ligne de la vidéo...), un mois de béquille, un road trip d'un mois au portugal et en espagne. (Bientot des photos), des sessions de terrains pour préparer mon dîplome, 5 semaines de stage au CAUE de L'Isère, http://www.caue-isere.org/ 3 semaines à Marseille ou je suis en ce moment....       http://web.mac.com/agencedepaysage.land/iWeb/AgenceDePaysageLanD/Accueil.html

Voila voila, un petit mot pour dire que je reprend le blog en main...

Voici le sujet de mon diplôme....

Devenir et mutation des stations de ski dans les alpes : Le cas de Saint Pierre de Chartreuse station village de moyenne montagne.

1-Problématique et pistes de réflexion :

 Sensibilisé au paysage de moyenne et haute montagne grâce à la localisation géographique dans laquelle j’ai grandi, je désire orienter le sujet de mon diplôme sur ces territoires, qui pour moi ont été le fruit de fortes mutations ce siècle dernier et seront amenés à se transformer pour répondre à de nouvelles demandes, que ce soit touristiques, paysagères, patrimoniales et bien sûr environnementales.

La principale problématique qui me mène aujourd’hui à vouloir travailler sur ces territoires s’articule autour de l’évolution du climat d’une part, mais aussi sur la modification représentative des populations.

« Deux tiers des stations des Alpes pourraient « fondre » d'ici à quelques dizaines d'années ». C'est ce que révèle une étude de l'OCDE sur les conséquences du réchauffement climatique dans la région.

Le ski européen risque-t-il de devenir un loisir en voie de disparition ? À en lire le rapport de l'OCDE parut au mois de mars 2007, l'hypothèse pourrait prochainement devenir réalité. Au point que les auteurs de l'étude tirent la sonnette d'alarme. Oui, « les changements climatiques remettent gravement en question la fiabilité de l'enneigement dans les stations de ski ». Et particulièrement dans les Alpes, où le récent réchauffement est plus rapide qu'ailleurs. «Il est trois fois supérieur à la moyenne mondiale», fait remarquer Shardul Agrawala, à la direction de l'environnement de l'OCDE. »

Les territoires montagnards ont été le support de transformation d’un paysage dominé par une économie agropastorale, en des territoires de loisirs. Dans un premier temps, il serait cohérent de revenir sur l’évolution de l’urbanisation en territoire de montagne sur l’ensemble des Alpes françaises. En effet, les différentes périodes de l’histoire du XXème siècle ont produit de nouveaux paysages qui font aujourd’hui l’identité des stations de moyennes et de hautes montagnes. Il sera donc primordial de décrypter ces différentes ères, pour replacer les principaux enjeux propres à chaque catégorie de station. De la station village (chalet skieur), à la station en site vierge, en passant par la station intégrée.

 Aujourd’hui la philosophie des stations de ski s’organise autour de deux thématiques régies principalement par leur position altimétrique et la confrontation plus ou moins rapide au manque de neige. Les stations « tout ski », qui continuent à y croire en poursuivant leur logique de développement des infrastructures touristiques, et les stations de moyennes montagnes, confrontées ces dernières années à la pénurie de neige, qui se posent aujourd’hui la question de la réversibilité de leur territoire.

La question principale de ce diplôme a pour but de trouver une alternative au devenir des stations de ski et au développement touristique des territoires de montagne.

Une entrée spécifique de paysagiste.

Il est vrai qu’il est important de se positionner en tant que paysagiste face à des problématiques territoriales complexes. Cette réflexion permet de fixer les limites d’intervention du métier de paysagiste. Face à cette problématique choisie, qui concerne une part importante des territoires alpins, il me semble que l’intervention du travail d’un paysagiste peut porter tout son sens. Il est vrai que le positionnement face à la question du devenir des stations de ski de moyenne montagne demande une fine réflexion sur la posture du paysagiste.

Il me semble que le paysagiste à la possibilité par son approche spécifique de jouer un double rôle dans ce système complexe.

Dans un premier temps, le rôle de médiateur, et d’informateur par lequel il peut présenter par une approche historique et surtout paysagère la question de l’évolution des territoires de moyenne montagne, et cela dans le but de définir plus justement les nouveaux enjeux qui définissent ces territoires.


Dans un second temps, le paysagiste étant saisi de cette dimension globale, il sera apte à proposer des orientations justes et concrètes pouvant être mises en œuvre sur ces territoires. Le paysage peut être utilisé dans ce cas comme un objet politique et il est alors primordial qu’une personne sensibilisée et possédant des connaissances élargies sur le milieu puisse orienter les prises de décision.
L’intérêt de cette implication est ensuite de porter le paysage comme un réel outil d’action sur le territoire. Et d’intégrer la notion de paysage en tant que patrimoine local et facteur de développement local.

Le paysagiste doit ensuite avoir un rôle d’accompagnement des élus locaux à la prise en compte de leurs enjeux territoriaux. Il doit être capable de les accompagner jusqu'à une démarche de projet local. C’est ce travail sur les échelles d’intervention du paysagiste que je souhaite aussi  expérimenter sur ce travail de diplôme.
L’enjeu de ce diplôme est d’utiliser les différentes compétences du paysagiste et d’essayer de les mettre en œuvre sur un territoire complexe que représente ces stations de ski de moyenne montagne.

2-Présentation du territoire :

 L’approche globale de la question du devenir des stations de ski porterait dans un premier temps sur la Savoie et l’Isère. L’approche multi-départementale offrira une diversité de situation, d’implantation et d’organisation des stations dans les Alpes françaises. (Stations de basse altitude, stations intégrées, stations en site vierge, stations village…).

L’analyse multiscalaire permettra de définir les grandes orientations régionales et de décrypter la traduction opérationnelle mise en place à l’échelle locale.

 Le territoire local sur lequel je désirerais définir plus précisément la problématique globale sera défini par la région de la grande chartreuse, aux portes de l’agglomération Grenobloise, et plus particulièrement sur le devenir des stations de ski qui ont marqué historiquement l’identité de ce territoire.

 Le travail aborderait une échelle territoriale (Parc Naturel Régional de la Chartreuse), et serait affiné sur une échelle locale autour de la station de Saint Pierre de Chartreuse.

Cette commune est aujourd’hui dans une situation où les questions de devenir sont amorcées dans le débat public. Il me semblerait cohérent d’orienter et de mener mon diplôme avec les acteurs locaux de ce territoire (Élus, Agriculteurs, habitants, commerçants, investisseurs…).

Le territoire que je décide de choisir n’est pas anodin. Aujourd’hui la commune de Saint Pierre de Chartreuse a réinvesti dans de lourdes infrastructures touristiques, alors que le manque de neige se fait largement ressentir depuis les cinq dernières années. Ce choix stratégique entraîne une position particulière vis-à-vis de l’évolution de leur territoire et de leur paysage. La commune située au cœur du Parc Naturel de Chartreuse est aujourd’hui en contradiction avec la politique menée par le parc. De ce fait, la commune, territoire moteur de la création du parc, est sur le point aujourd’hui de quitter son affectation au PNR de Chartreuse. Cette problématique localisée me semble intéressante afin d’apporter une réponse juste sur ce territoire.

3-Démarche et méthode :

 Depuis le début du mois de septembre, j’ai intégré l’équipe du Caue de Grenoble afin de réaliser un stage. Ce stage me permet d’affiner et de partager sur le thème choisi pour mon diplôme. En effet, ce sujet est largement étudié par les différents groupes de recherche de la région grenobloise. (École d’Architecture de Grenoble, Institut de Géographies Alpines…). Le travail d’un paysagiste sur cette problématique peut apporter une vision différente et complémentaire sur les travaux déjà menés. Le travail que je désire conduire est totalement détaché de la vision émise par le CAUE sur cette problématique. Ce n’est en aucun cas une commande de la part du CAUE mais cette relation de confiance avec cet organisme me permet d’avoir une entrée auprès des acteurs du territoire assez facilitée.

Afin de renseigner précisément mes premières pistes de réflexions sur les territoires je vais pouvoir rencontrer Jean-François Lyon-Caen et Serge Gros experts sur ces questions de mutation des stations de ski.


 La première partie du travail est une phase de recherche concernant l’évolution et l’histoire des différentes stations de ski alpine. Il me faut mener un travail de récolte d’informations auprès des centres de ressources et de personnes ressources présentes sur la région grenobloise.

Cette première phase du travail est nécessaire afin de décrypter les différentes situations territoriales et paysagères des stations de ski. Pour cela je m’orienterais sur deux grands territoires alpins :

-La vallée de la Tarentaise, qui regroupe la majorité des grandes stations de hautes altitudes dites intégrées.

-Les massifs de la Chartreuse et du Vercors qui regroupent de nombreuses stations villages bien plus anciennes.

Le décryptage de ces deux territoires me permettra de mettre en place cette grille d’évaluation des différentes situations paysagères... Des visites de terrains seront nécessaires pour comprendre l’état de ces paysages aujourd’hui et de pouvoir qualifier leur nature.


Une fois la grille d’évaluation claire et détaillée mise en place, je consens à recentrer mon diplôme sur les territoires où les enjeux de de la problématique se posent à très court terme.



L’objectif est bien d’utiliser la notion de paysage comme entrée dans une problématique plus large.

 Pour cela, il est nécessaire que je mène un diagnostic et une analyse multi scalaire approfondie sur la mutation passée et contemporaine de ce territoire afin d’avoir un outil de communication pour entamer un travail concret avec des élus sur le devenir de leur territoire. Ce document reflétera les orientations régionales mises en place et la déclinaison opérationnelle au niveau local.

La dernière phase du travail s’organise à l’échelle de la station sur la définition des enjeux, des opportunités et des orientations possibles. L’étude que je désirerais mener sur la commune de St Pierre de Chartreuse serait associée à un travail en association avec des élus locaux motivés.
Le but est de soulever les questions primordiales permettant de penser à un futur équilibré et durable de ces espaces.
Il sera donc intéressant, avec les acteurs du territoire, de mettre à l’épreuve et de territorialiser les grands éléments de réponses que nous possédons sur la question du maintien d’activité des zones de moyenne montagne.

-Promouvoir une image plus douce et plus accessible du tourisme de montagne
-Développer les prestations annexes aux sports d’hiver et les produits culturels pour mieux valoriser le tourisme de découverte en montagne.
-Sauvegarder et valoriser le patrimoine culturel existant en moyenne montagne.
-Développer l’agrotourisme à proximité des sites à fort potentiel touristique.

Cette partie aura aussi pour but de travailler sur l’ensemble des échelles qu’offre le paysage. La finalité de ce diplôme serait de réussir à faire le lien entre les grandes orientations territoriales définies et les projets locaux qu’il serait possible de mettre en place à l’échelle de la commune. L’objectif est donc bien d’obtenir des projets de réalisations et de mise en place de techniques particulières adaptées aux contraintes et aux particularités du site.

Il est important pour moi de mener ce projet sur une année complète, afin de bien prendre en compte l’importance de la saisonnalité sur ces espaces. Ce diplôme est donc pour moi la possibilité de travailler sur une problématique qui me passionne profondément, et de mettre en œuvre toutes les cartes que possède le paysagiste afin de connaître les enjeux et les limites de mon futur métier.
 
February 05

4 Février 2007- Dernière rando dans la Säschiche Schweiz

Le film d'une petite rando de 6 heures quand même. On profite de la région au maximum avant de rentrer.. Même si il y a encore un peu de travail..
Désolée pour la qualité qui n'est pas très bonnes, mais j'ai fait une exportation rapide pour le pas passer deux heures à télécharger la vidéo sur internet...
 
A bientot...
 
 
Randonnée Sächsische schweiz
envoyé par jeremyhuet